interview-deen-burbigo-révélation-exclu-student-food-surl

Le 9 mars nous avons assisté à un concert de Can I Kick It à Clermont Ferrand. Le concept est simple : Réunir plusieurs écoles du rap pour faire un concert avec plein de surprises, de la bonne humeur et de l’improvisation. Un show très sympa ou nous avons pu rencontrer plusieurs artistes afin de leur poser des questions sur leur musique mais aussi sur la bouffe. Voici la première partie avec Deen Burbigo, considéré comme un espoir du rap Français et Busta Flex « vieux de la vieille » mais qui encore maintenant, « fait son job à plein temps ».


Comment c’était ce soir ?

DEEN BURBIGO : Salle cool, public cool. En plus on est pendant une période de vacances, avec un stade plein (match ASM) mais la salle est presque pleine quand même, donc un bilan positif.

Ca fait du bien une tournée entre potes ?
DEEN BURBIGO : Oué clairement, c’est la colonie de vacances. En plus le plateau évolue, ce n’est pas toujours les mêmes personnes.

C’est quoi votre plus beau concert ou souvenir de concert ?
BUSTA FLEX : Oula honnêtement je ne pourrais pas trop dire… Ah si en Afrique, quand j’ai joué en Côte d’Ivoire j’ai grave kiffé. Mais ya aussi tous les autres pays d’Afrique et les DOM TOM. C’est un autre public, et ca me marque plus car ils n’ont pas l’habitude d’avoir beaucoup d’artistes qui viennent sur place. C’est vraiment un autre rapport. C’est différent des concerts sur Paname.
DEEN BURBIGO : Pouaa, j’en ai trop ! On a fait un concert il y a deux ans avec l’Entourage, un des premiers concert ou ont été complet en province, j’ai jamais vu un accueil comme ça. Les gens été fous, yavait 200 personnes devant la salle qui ne pouvaient pas rentrer parce que c’était plein. Tout le monde connaissait les moindres lyrics. Montréal j’avais kiffé aussi
BUSTA FLEX : Ah oué c’est vénère la bas aussi ! Je rajoute le Quebec.
DEEN BURBIGO : A Lausanne aussi, j’avais vraiment adoré.

Des nouveaux arrivants pour Can I Kick It ?
DEEN BURBIGO : Bin en fait le plateau est constamment évolutif. Tu vois Busta il était pas avec nous au début. Il y en a qui y étaient et qui ne sont plus là et qui reviennent. Ca dépend vraiment des disponibilités de chacun. En tout cas tu sais qui tu ne retrouveras pas, il y a 2 scènes dans le rap en France. On a une ligne directrice artistique bien définie.

Deen, ca fait quoi de rapper avec Busta ?
DEEN BURBIGO : C’est lourd !

Si on a le même âge que moi Deen, tu devais écouter du Busta quand tu étais petit aussi ? 
DEEN BURBIGO : Oué c’est ça. Busta t’as quel âge ?
BUSTA FLEX : Cette année je vais avoir 36.
DEEN BURBIGO : Ah bin c’est ca ya 10 ans d’écart. J’ai commencé à écouter avec mon cousin qui était à fond de rap. Il écoutait les tapes de Cut Killer, Poska… Les premiers trucs que j’ai eu c’était Wu Tang, FF, IAM et NTM. Quand t’as 4 disques tu vas chercher l’univers des artistes que t’écoutes et forcément avec NTM tu retrouves Busta Flex. Je me suis pris l’album de l’éclipse du coup et après j’ai creusé. En plus ce qui est cool c’est que tous ses disques ils ont bien vieillis. Et quand tu le réecoute t’as une autre approche. Tu sais comment faire un beat, un mix, les constructions de rimes, le flow. Tu captes plus le délire, tu ne décortiques pas avec les mêmes outils.
BUSTA FLEX : C’est bien ce que tu dis, t’as un bon recul, c’est vraiment cool.
DEEN BURBIGO : Ca me le fait avec les X-men aussi, où maintenant je comprends plus les textes.

Le Rat Luciano aussi ?
DEEN BURBIGO : 
Le Rat c’est différent, c’est un autre style d’écriture. Il va avec des mots simples, dire quelque chose de super fin, et c’est ça qui fait l’artiste. « Je suis aux anges. En disant que je viens de là où les gens sont dangereux ». C’est tout simple comme phrase mais tu vois de quoi il s’agit.

Busta, ca te fait quoi de rapper avec des jeunes ?
BUSTA FLEX : Je suis content, en plus je suis fan de Deen. Je l’ai découvert sur les Rap Contenders et j’ai aimé son attitude, comment il posait etc. Je me suis dit que ce mec là il avait un truc différent des autres. Et j’ai attendu qu’il sorte un CD et je l’ai pécho direct. C’est cool le Hip-Hop évolue. Comme je dis, on à l’âge de notre musique, il faut encore laisser le truc grandir. Donc le fait de partager quelques scènes avec lui, ca me fait kiffer.
DEEN BURBIGO : Ce qui est cool aussi, c’est que quand on se retrouve en coulisses avec les gens d’une autre génération, on écoute les mêmes trucs, on à le même bagage musical, enfin on à chacun nos influences mais entre les deux il  y a clairement un terrain commun. Quand t’as une passion, ça dépasse les âges, et c’est ça qui est beau.

En tournée vous mangez quoi ?
DEEN BURBIGO : Ahhh de la M*RDE !
BUSTA FLEX : Je mange très mal déjà quand je suis en concert. Comme j’ai le trac, je mange pas trop, je grignotte.
DEEN BURBIGO : Sur la journée c’est des sandwichs triangles bidons, sur les aires d’autoroutes. Mais le soir on est super bien accueillis. Dans les salles avec le catering c’est super bon. Ce soir c’était bœuf carottes avec de la purée maison. En entrée salade de haricots, harengs. Le seul problème c’est que moi j’aime pas monter le ventre plein et donc niveau organisation pour les salles c’est difficile. Les gens sont payés, ils peuvent pas rester jusqu’à minuit pour faire juste à manger pour nos gueules. Dans l’idéal on aimerait manger une banane, une pomme avant de monter et ensuite se rassasier. Quand tu montes le ventre plein, t’es pas au top. Tu perds de l’énergie pendant la digestion.

Vous avez des bons plans sur Paris ?
DEEN BURBIGO : Moi j’ai ma meuf qui cuisine à toutes heures des plats de qualité. Donc oué j’ai un putain de bon plan. Non mais sinon à Barbes j’ai un resto reubeu qui paye pas de mine, il est tout petit. Il te fait des tajines…Hmmmm. (Le petit bleu. rue Meller Paris 18e)
ALI (l’un des organisateur de la date) : Ca parle de bouffe ? Alors le poulet braisé ?
DEEN BURBIGO : Ah oui !! Il y a un resto ou je suis allé qu’une fois, c’est Réunionnais/Africain.
ALI : Ca s’appelle Loyo c’est dans le 18e, j’ai emmené Deen…
DEEN BURBIGO : Oué je venais de manger un grec et j’ai léché l’assiette.
ALI : C’est un des meilleurs poulets braisés de Paris, et j’en mets ma main à coupé. Busta quand t’es chaud je t’y emmène.
DEEN BURBIGO : Je le prendrais mal si vous y allez sans moi !

Le plat de votre maman qui vous manque?
BUSTA FLEX : Ouaa… Yen a plein
DEEN BURBIGO : Pareil, ma mère elle est fait des plats tellement variés… Elle fait de la cuisine française, rebeu…
BUSTA FLEX : Je dirais un plat à base de riz sauté avec des moules un peu piquantes. C’est de la boucherie !

DEEN BURBIGO : Allez un truc tout bête… Le gratin dauphinois de la daronne. Je peux mourir pour ça.

Votre péché mignon en bouffe ?
BUSTA FLEX : C’est les cookies dans l’emballage en papier blanc.
DEEN BURBIGO : Ah oué je vois très bien, le truc Américain…
BUSTA FLEX : Ceux au chocolat au lait et qui sont mous

.

Pepperidge farm ?
DEEN BURBIGO et BUSTA FLEX : Ah oui c’est ça !

Au micro ondes c’est encore mieux !
BUSTA FLEX : Ohhh j’ai jamais essayé ! Le truc de fou que tu ne viens pas de me donner ! Ah si sinon il y a la galette des rois … Je vous conseille celle de Picard.
(Rires)
BUSTA FLEX : Rigolez, rigolez mais on en reparlera quand vous allez la manger. Vous allez penser à moi direct !
DEEN BURBIGO : Pour moi c’est la tarte au daim. Sinon on m’a appris à faire un truc que j’ai modifié : Un moelleux au chocolat, à l’intérieur je mets du chocolat blanc et par dessus de la confiture de myrtille et là tu peux mourir.
BUSTA FLEX : Ah oué j’imagine !
DEEN BURBIGO : À 3h du mat, ca ne prend pas longtemps et après tu te sens mieux.

Un grand merci à SURL MAG et à MPC PROD et aux artistes pour leur disponibilité.

Retrouvez les actualités de :
Can I Kick It
Deen Burbigo
Busta Flex
MPC PROD