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Après l’interview de Deen Burbigo et Busta Flex, on revient avec Triptik, le groupe à l’origine de la terrible tournée « Can I Kick It ». On leur a parlé de musique mais aussi de bouffe, et on peut dire qu’on se s’attendait pas à certaines réponses !

Comment c’était ce concert à Clermont ?
Cool très cool ! Mais on n’avait pas tous nos repères comme c’était un petit Can I Kick It. On se sentait un peu seul des fois. Mais le public était chaleureux donc c’est passé nikel.

Une tournée entre potes ça vous fait quoi ?
« Ca fait plaisir » (rires). On est en train de se faire des souvenirs qui vont rester longtemps : On tombe en panne sur l’autoroute juste avant le concert. Non mais sinon on a jamais autant rigolé de notre vie. On arrive dans le camion on rigole, dans les loges on rigole etc.

On sent bien cet esprit « potes » dans votre show.
Oué et encore on est timide la, on avait pas les Djs de chacun, les backeurs de chacun. Le show de Busta était pas prévu ce soir. Il faut improviser des trucs. Ca fait aussi parti de Can I Kick It mais ce soir encore plus.

Il y avait un coté naturel très sympa et léger.
Oué ça faisait bien naturel, les pull-up l’étaient bien aussi. (rires)Mais c’était vraiment cool.

Votre plus beau souvenir de Can I Kick It ?
Yen a pleins ! La prochaine date. (rires) Peut être celui d’Annecy… Car on a vu que le concept marchait en dehors de Paris alors c’était rassurant. C’était notre première en province, sans sponsor avec un montage financier de précision. On a même pas perdu d’argent.(rires)

Vous recrutez pour les prochaines saisons ?
Bin oué toujours ! Mais ce qui est hyper frustrant c’est qu’on a commencé la première tournée en 2012 et comme c’était le début il fallait rassurer les programmateurs de salles. Et donc du coup on a été obligé de figer l’idée qu’on avait eu de faire de Can I Kick It un truc fédérateur. En province c’était complexe, les mecs étaient un peu frileux, ils ne savaient pas à quoi s’attendre. Mais cette première tournée a permis de rassurer tout le monde. Par contre en province on n’a pas pu faire découvrir de nouvelles têtes comme on l’a fait sur Paris car il y a vraiment une exigence immédiate. C’est le seul truc qu’on regrette. Du coup on a des gars sous le coude prêt à venir pour la suite. Ca ne fonctionne pas comme ça sur Paris, car ya plus de dates.

On voit que vous aimez bien les projets conceptuels, Can I Kick It et Les Gros Mots. Vous avez d’autres projets en tête ou c’est un focus sur la tournée ?
Ce qu’on peut dire c’est que le champ des possibles s’ouvre un peu plus chaque jour, donc ça donne envie d’en faire toujours plus. La Can I Kick It c’est vraiment de la bricole, on aimerait aller déjà plus loin dans ces concepts. C’est vrai que ca participe aussi à la proximité avec le public. Il y a quand même des fois ou on aimerait être un peu plus carré même si au final ca marche super bien. Ce qui est trop bien depuis qu’on est dans le bain c’est qu’on s’intéresse à tout, ya les albums, les concerts, les clips, les teasers, les Gros Mots, les fringues, les mixtapes. Ya des dizaines de personnes qui sont motivées dans différents domaines : des vidéastes, des Djs, des rappeurs et on est dans un truc « Qui veut faire quoi ? ». Et le côté bricole qu’on évoquait il est quand même accompagné de 10-15 ans d’expérience dans le milieu. Donc oué ya aussi plein de projets mais on avance plus en mode « prenium » qu’avant ça c’est sur.

Greg Frite ?
GREG FRITE : Un blaze à contre emploi. C’est le jeu de mot qui m’amusait au départ, je ne me prends pas au sérieux mais ça ne m’empêche pas de faire les choses sérieusement.

C’est ton plat préféré ?
GREG FRITE : C’est absolument pas mon plat préféré. Absolument pas! On aime les bons produits, la bonne bouffe du terroir et ses spécialités même si on a tous mangé dans notre jeunesse cette junk food.

En spécialités vous aimez quoi ?
GREG FRITE : Clairement je me tourne plus vers la bouffe Antillaise. Et sinon le terroir Français.
DABAAZ : Je suis né à Lyon, donc je suis plus dans le style bouchon, les fromages, un bon chèvre et du reblochon.

En tournée vous mangez quoi ?
GREG FRITE : On mange plutôt bien grâce au catering. C’est hyper terroir, avec des plats en sauce, charcuterie.
DABAAZ : Pas trop de resto mis à part quand on est avec Triptik, mais pas sur Can I Kick It.

Des emmerdeurs au niveau bouffe pendant la tournée ?
DABAAZ : Non on mange de tout nous. Mais sauf quand ça veut aller au McDo parfois on fait la gueule. C’est pas pour faire le snobe mais c’est vrai que même sur les aires d’autoroutes on préfère se poser et prendre une entrecôte que des sandwichs triangles pourris.

Votre péché mignon ?
GREG FRITE : Ah moi la truffe ! Non mais c’est à cause de ma mère, il y a un petit moment, elle avait acheté un vinaigre balsamique à la truffe et elle en avait mis dans une salade. On se demandait ce que c’était on a adoré. Du coup elle en mettait partout : Dans les pâtes, partout. Et depuis je fais une fixette dessus. Par exemple les deux derniers restos, je me suis fais une pizza à la truffe et des raviolis à la truffe.
DABAAZ : Un bon plateau de fromage de qualité. C’est le genre de truc où tu ne peux pas t’arrêter.
GREG FRITE : C’est le vice, un petit bout par ci, un petit bout par là. Tu finis ton pain avec un peu de fromage, ton fromage avec un peu de pain, un verre de vin.
DABAZZ : Sinon j’aime bien quand ya une interaction, quand c’est un peu ludique. A noël on m’a offert un jambon Espagnol, un serrano de bonne facture. Tu peux découper tes tranches, choisir le morceau etc. Et tu y restes bien une demi heure dessus.
DRIXXXE : Tout ce qui est à base de porc déjà. Sinon ya les sushis et les maquis. J’ai un vrai problème avec ça.

Le plat de votre maman qui vous manque le plus ?
DABAAZ : Ma mère faisait des raviolis en boîte. Et un jour elle a fait un gratin de raviolis frais bien garni avec de la crème et du fromage. Et ça m’a marqué.
DRIXXXE : Pardon maman m’ai j’en ai aucun.
DABAAZ : Avec toute le respect que j’ai pour ta mère, j’ai une petite anecdote géniale. Une fois je suis allez diner chez toi et elle avait mis un saucisson dans un plat avec des frites tout autour et pleins de sauces Amora. En même temps c’était trop bon !
DRIXXXE : Oué mais yavait aucun sens. (rires) J’ai découvert la bouffe après en m’émancipant.
GREG FRITE : Ya deux plats qu’elle maitrise : Un plat de lentilles très riche avec de la saucisse. Et le deuxième c’est des pâtes fraîches au brocoli ; champignons de Paris et de l’ail rissolé. La je ne m’arrête jamais. Et aussi une excellente soupe avec un plat de côtes qu’il faut demander au boucher.

Un bon plan sur Paname ?
DRIXXXE : Un japonais, GuiloGuilo dans le 18e. Faut réserver un mois à l’avance, mais ce qui est cool c’est que tu sais jamais ce que tu vas manger. C’est complétement fou. Tu bouffes des trucs improbables. La dernière fois j’ai du manger un truc comme un œil de lynx. (Rires)
GREG FRITE : Avec une petite sauce à la truffe ! Pour moi c’est le comptoir de la gastronomie, rue Montmartre. C’est la ou j’ai gouté la toute première fois un carpaccio de foie gras. Et ça m’a retourné.
DRIXXXE : Mon Japonais GuiloGuilo il a inventé les sushis au foie gras.
DABAAZ : Le Zeyer, j’adore les ambiances des brasseries un peu vintage. Alors c’est un peu classique mais c’est super bon.

Merci à Triptik pour leur disponibilité.
Merci à SURL mag